Stressée ? Angoissée ? Et si vous lâchiez prise ?

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Comment aborder de façon plus sereine les soucis de la vie quotidienne ? Et vivre en harmonie avec soi-même face aux pressions ambiantes ? En lâchant prise. Voici quelques conseils pour y parvenir.

Le lâcher-prise, un excellent remède contre le stress
Stressé ? Qui ne l’est pas face aux contraintes de la société moderne. D’autant plus que les moyens de communication – téléphone portable, tablette, SMS, e-mail… – nous soumettent en permanence à toutes sortes de sollicitations qui, à force, peuvent apparaître comme des agressions. En réponse à cette agitation permanente, le corps, c’est fatal, se révolte. C’est ainsi, quand le stress s’installe, qu’apparaissent, selon les cas, lombalgies, troubles du sommeil et de l’appétit, éruptions cutanées… L’idéal serait évidemment de prendre des vacances. Mais il existe un autre moyen d’échapper à cette spirale éreintante : le « lâcher-prise ». Cette auto-relaxation naturelle, issue des philosophies orientales, permet de faire une pause, de se détendre, en se recentrant, ne serait-ce que 10 minutes, sur sa respiration. Donc sur vous-même.

B.a.-ba du lâcher-prise : la théorie
Mal compris, le lâcher-prise évoque une idée de renoncement. Or, il ne s’agit pas de renoncer à vivre l’action, la course et l’ambition. Mais de les vivre en ne perdant pas le sens des priorités, à commencer par la plus importante d’entre toutes, son propre bien-être. Deux principes de base du lâcher-prise pourront ainsi s’appliquer dans de nombreuses situations :
– « Lâcher prise » ne signifie pas qu’on « lâche ses contraintes » ou qu’on va par exemple « quitter son travail », qui nous accable d’urgences, mais plutôt qu’on va « trouver la bonne distance » face aux pressions qu’il nous arrive de rencontrer, et dont on apprendra à se protéger.
– « Lâcher prise », ce n’est pas non plus « arranger les choses » qui ne vont pas à la place des autres, en se sentant responsable de tout, mais « offrir son soutien » à ceux qui sont concernés en premier chef !

Lâcher-prise, quelques conseils pratiques
Prendre du recul face aux contrariétés de l’existence ? Soit ! Mais certaines s’immiscent en nous plus vite que leur ombre. Et suscitent sur leur passage de violentes réactions : colères, angoisses, larmes. Comment retrouver son calme en pareil cas ?
– Se concentrer sur sa respiration. Respirer en respectant le rythme naturel de son corps a un effet apaisant et calmant, et avant tout régulant.
– S’étirer. L’étirement favorise le relâchement musculaire et libère les tensions. Il permet de repartir d’un meilleur pied !
– Créer ses propres rites pour se séparer symboliquement de ce qui nous agresse : écrire une lettre de ressentiment puis la jeter, déclarer à haute voix devant un entourage choisi sa volonté de se libérer de ses émotions négatives…

Le lâcher-prise, un autre regard sur les événements
Pour lâcher prise, il faut parfois faire plus que plaquer sur son existence quelques conseils de « prêts-à-vivre ». Un exemple : si la perspective d’organiser chez vous une réception vous stresse de façon anormale, il est nécessaire de vous interroger sur cette peur. Elle est peut-être le symptôme d’un préjugé sur vous-même, une croyance inconsciente : vous pensez ne pas savoir organiser quoi que ce soit, etc. Quand cette croyance est identifiée, vous parvenez à vous détacher de la peur qu’elle inspire.
Si lâcher prise est impossible car vous êtes d’une nature chroniquement anxieuse, il faut alors envisager des techniques de relaxation comme la sophrologie ou le yoga, ou pratiquer une activité sportive régulière. Et puis, n’oubliez pas : les dépenses énergétiques entraînent la production par le cerveau d’endorphines… des hormones de bien-être !

Savoir résister aux pressions ambiantes
Adopter la bonne distance avec ce qui nous environne : un beau défi ! Mais dans certains cas, difficile à concrétiser tant la pression sociale, qui nous pousse à nous conformer à des normes préétablies, est forte. Prenons pour exemple le culte de la jeunesse. Comment ne pas se sentir stressé par le temps qui passe, quand la jeunesse est partout brandie comme une valeur essentielle ? Autre exemple : le devoir d’être heureux. Comment supporter les aléas de la vie dans une société qui survalorise le bonheur individuel ? Lâcher-prise dans ces cas-là consiste à ne pas chercher à correspondre coûte que coûte à ces modèles. Il s’agit au contraire de trouver son propre chemin. Et d’identifier en soi les valeurs de vie qui nous correspondent et qui font de nous des individus uniques et authentiques.

Pour en savoir plus :
-« Manuel de lâcher prise » de Paul-Henri Pion, aux Éditions Eyrolles.

-« 50 exercices pour lâcher prise » de Paul-Henri Pion, aux Éditions Eyrolles.

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