Enfants : comment bien les nourrir sans les forcer ?

Si on les écoutait, nos enfants se contenteraient de peu pour se nourrir : quelques frites, des pâtes, une poignée de bonbons ! Impossible, bien sûr, de les laisser faire. Alors suivez nos conseils pour leur faire aimer autre chose !

Ils refusent de goûter ce qu’ils ne connaissent pas
Entre 3 et 7 ans environ, âges auxquels on estime qu’ils devraient manger de tout, certains enfants se mettent à faire le tri dans leur assiette et à en écarter tous les aliments inconnus.
“Ça, j’aime pas”, affirment-ils, même s’ils n’y ont jamais goûté. Pas de panique ! Il s’agit là d’un comportement très fréquent chez les enfants de cet âge. Les psychologues appellent cela la “néophobie alimentaire”, c’est-à-dire la crainte ou l’hostilité envers des goûts nouveaux.
Que faire ? Surtout ni force ni chantage, afin de ne pas les bloquer dans leur refus.
Laissez passer un tour. Puis cuisinez l’aliment qui a posé problème une semaine plus tard, éventuellement d’une autre façon, histoire de l’intégrer gentiment dans le paysage culinaire.
Si on ne s’est pas montré trop rigide, le goût des enfants pour les saveurs inédites finit toujours par réapparaître.

Ils mangeraient toujours la même chose : des frites et des pâtes
Manger de tout, c’est le régime alimentaire idéal recommandé… pas seulement pour les enfants ! Pour les parents aussi. Selon les nutritionnistes, nous devrions consommer au moins 5 portions de fruits et de légumes par jour. Si vous voulez que vos enfants mangent leur ration de légumes verts, il faut que vous leur donniez l’exemple. Patience, cependant ! Ils mettront parfois des années avant de vous imiter.
Les enfants ont naturellement un goût plus marqué pour les féculents. Aussi, faites un compromis : accompagnez le riz ou les pâtes d’un légume. Afin d’amadouer leur répulsion pour le mot “légume”, apprenez à accommoder carottes, céleris, tomates, haricots verts, courgettes, aubergines, de manière attractive. Par exemple, cuire les légumes en gratin, en soupe, en purée, en lasagne. Les légumes crus pourront être présentés sous forme de bâtonnets à tremper dans des sauces au yaourt ou au fromage blanc.
Veillez également à ce qu’ils mangent au moins deux fruits par jour pour les fibres, les vitamines et les minéraux.

Ils se nourriraient de sucreries
Faut-il, parce que trop de sucreries sont mauvaises pour leurs dents, leur ligne et leur équilibre alimentaire, leur interdire bonbons et autres sucreries ? Le challenge est quasi impossible à relever. Le sucré est le premier goût que les enfants reconnaissent : ils en raffolent. Pas question donc de les en priver. Trouvez plutôt le moyen de mieux les intégrer à leur vie. Acceptez qu’ils mangent des bonbons, mais à titre exceptionnel, pour des occasions particulières (un anniversaire par exemple). Surtout ne présentez pas la sucrerie comme une récompense. Vous risqueriez de conditionner vos enfants à se tourner systématiquement vers le sucré comme une compensation ou une consolation.
Enfin, commencez par proposer un fruit –une poire, une pomme, un quartier d’orange, une rondelle de kiwi…– quand votre enfant réclame du sucré.

Certains aliments les dégoûtent tout à coup
Certains enfants éprouvent soudain, sans raison, une aversion pour un ou des aliments. C’est courant. Il faut néanmoins réagir sous peine de laisser s’installer des déséquilibres alimentaires, qui peuvent favoriser des carences. Si ce dégoût concerne la viande, rusez en ayant recours à des recettes dans lesquelles la viande est cachée, hachée ou en petits morceaux (hachis Parmentier, légumes farcis, sauce bolognaise, etc.). Et n’oubliez pas que les œufs et le poisson peuvent régulièrement remplacer la viande dans vos menus. Si ce dégoût concerne le lait, même aromatisé, veillez à remplacer cette source de calcium par d’autres produits laitiers (yaourts, fromages…).

S’alimenter n’est pas forcément leur priorité
Certains enfants ne sont pas intéressés par la nourriture, quelle qu’elle soit. Inutile de s’inquiéter. De nombreuses études ont montré qu’on pouvait faire confiance à l’instinct des enfants : en général, ils mangent suffisamment pour satisfaire les besoins de leur organisme. Et puis, cette prédisposition au chipotage s’arrange généralement à l’approche de l’adolescence.
Cependant, même s’ils mangent peu et sans passion, il est important qu’ils prennent leurs repas à table. C’est un moment de partage et de communication important dans la dynamique familiale.
Pour éviter qu’ils ne grignotent entre les repas, faites du goûter un véritable quatrième repas !

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.